Publié dans Société

Meurtre du petit Miguel - Deux personnes écrouées dont sa belle-mère

Publié le mardi, 25 novembre 2025

L’enquête sur le meurtre atroce du petit Miguel, 6 ans, survenu dans la nuit de vendredi à samedi à Tsimbazaza, connaît un tournant décisif. Quatre individus impliqués dans cette affaire ont été déférés au Parquet d’Anosy lundi dernier. A l’issue de leur audition, deux suspects ont été placés sous mandat de dépôt.

Parmi eux figure une femme, principale personne soupçonnée : la belle-mère de la victime. Cette dernière a été provisoirement incarcérée à la prison d’Antanimora. Selon une source proche du dossier, le père du petit garçon s’est constitué partie civile, une démarche qui aurait surpris la mère biologique de Miguel. « Je ne l’ai appris qu’au Parquet, alors que je n’avais pas encore pris la même initiative que mon ex », confie-t-elle, non sans amertume.

Dans un état de détresse palpable, la mère de l’enfant n’a pas hésité à pointer du doigt sa rivale, l’accusant d’avoir fait subir à Miguel de mauvais traitements répétés, allant jusqu’à évoquer un possible rituel macabre. Le caractère barbare du crime ne fait guère de doute : au moins cinq plaies auraient été relevées sur le corps du garçonnet, causées par un objet contondant, dont certaines au niveau du crâne.

Quant au second suspect écroué, présenté comme l’auteur présumé du meurtre, il aurait fini par passer aux aveux, toujours selon des sources proches de l’enquête. Une instruction au fond, prévue à la mi-décembre, devra déterminer avec précision les responsabilités de chacun.

Le petit Miguel repose désormais au caveau familial d’Ambohitanety, à Alasora, où il a été inhumé il y a deux semaines. En parallèle, les autres protagonistes de cette sombre affaire ont été maintenus en garde à vue dans les locaux de la Brigade criminelle (BC) à Anosy.

Pour rappel, le drame se serait déroulé dans une maison en construction située juste en face du domicile du père et de la belle-mère de la victime, à Ankaditoho Tsimbazaza, un jour seulement après l’anniversaire de l’enfant. Des traces de sang, potentiellement celles de Miguel, y auraient été découvertes. Trois individus auraient également été aperçus, lampe à la main, à l’intérieur de cette bâtisse inachevée, en pleine nuit. Le gardien des lieux, arrivé tardivement sur son poste, n’aurait pu fournir que peu d’éléments, un détail qui continue d’alimenter le mystère.

Grâce aux investigations menées, la Police a pu interpeller les trois suspects encore en cavale, tandis que la belle-mère de Miguel avait déjà été appréhendée auparavant. Désormais, la balle est dans le camp de la justice, appelée à faire toute la lumière sur ce crime qui bouleverse encore l’opinion.

Franck R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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